Remerciements
À titre de directeur de la Division des levés géodésiques de Ressources Naturelles Canada et de membre du comité intergouvernemental du Système global d'observation géodésique (GGOS), il m’a fait plaisir d’être l’hôte du premier atelier canadien consacré au Système global d'observations géodésiques (GGOS). J’apprécie l’opportunité d’explorer, en compagnie de membres de la communauté géoscientifique, les avantages de notre participation à ce projet phare de l'Association internationale de géodésie (AIG). Il était en outre très stimulant d’avoir parmi nous des représentants issus d’organismes des États-Unis et du Mexique qui partagent nos préoccupations à l’égard de l’infrastructure géodésique à l'échelle de la planète, et qui sont disposés à discuter de la possibilité d’une future collaboration nord-américaine.
Bien que cette première rencontre ait réussi à rassembler d’importants scientifiques issus d’organismes publics et du milieu universitaire, elle ne constitue que la première étape d’une initiative à long terme visant à renforcer les liens qui unissent les spécialistes de la géodésie et des sciences de la Terre. Nous espérons que cette première démarche favorisera la synergie entre nous et contribuera à sensibiliser nos intervenants. Nous sommes confiants qu’elle mettra en évidence le rôle capital joué par les cadres de référence géospatiaux dans le maintien des recherches scientifiques portant sur les changements mondiaux, et à attirer l’attention du grand public sur les avantages qui en découlent sur le plan social.
Je remercie particulièrement nos invités et nos présentateurs de nous avoir fait partager leurs points de vue et leur expertise. J’espère sincèrement que cette journée marquera le début d’une collaboration renouvelée entre les participants et permettra d’accroître la contribution du Canada au GGOS.
Le directeur, DLG, Centre canadien de télédétection
Secteur des Sciences de la Terre, Ressources naturelles Canada,
Denis Hains
Objectifs de l'atelier
Le lundi 31 mai 2010, la Division des levés géodésiques (DLG) de Ressources Naturelles Canada (RNCan) a tenu à Ottawa un atelier d’une journée portant sur le projet de l'Association internationale de géodésie (AIG) appelé Système global d'observation géodésique (GGOS). Cet atelier a précédé le congrès scientifique annuel de l’Union géophysique canadienne et de la Société canadienne de météorologie et d'océanographie (SCMO). Le Dr. Michael Sideris, président de l’AIG, a présidé cet atelier au nom du DLG. Le principal objectif de cet atelier était de regrouper des géodésiens et des géoscientifiques canadiens afin de les sensibiliser au projet GGOS, et de discuter des moyens qui pourraient être pris pour contribuer collectivement à la réalisation de ses objectifs. La présence de représentants d’organismes des États-Unis et du Mexique œuvrant dans le domaine des sciences de la Terre, de l’espace et de l’atmosphère a de plus fourni l’occasion d’examiner la possibilité d’une future collaboration à l’échelle nord-américaine.
Ordre du jour et présentations
Hôtel Crowne Plaza Ottawa; Salle Capital, Lundi 31 mai 2010
Introduction
8 h 15 – 8 h 30 : Mot de bienvenue (Hains)
8 h 30 – 9 h : GGOS – Objectif et position (Sideris)
Exigences des usagers
9 h – 9 h 30 : Mesures géodésiques verticales et ajustement glacio-isostatique au Canada [PDF, 2.8 Mo, lecteur] (Wu)
9 h 30 – 10 h : « Applications et limites des données GPS pour l’évaluation des catastrophes naturelles au Canada [PDF, 6.5 Mo, lecteur] » (Mazzotti)
10 h – 10 h 30 : Pause
Discussion de groupe – Exigences liées au GGOS
10 h 30 – 11 h 15 : Contributions au GGOS – Qu’est-ce qui est essentiel? (Sideris/LaBreque/Hains)
Contributions du pays – Référence géométrique
11 h 15 – 11 h 30 : Réseaux et produits GNSS (Caissy)
11 h 30 – 11 h 45 : Les cadres de référence au Canada [PDF, 326.1 ko, lecteur] (Craymer)
11 h 45 – 12 h : Collaboration au projet VLBI2010 [PDF, 2.1 Mo, lecteur] (Petrachenko)
12 h – 13 h : Dîner
13 h – 13 h 15 : Système de référence altimétrique (Sideris)
13 h 15 – 13 h 30 : Système de référence vertical pour l’Amérique du Nord [PDF, 6.0 Mo, lecteur] (Véronneau)
13 h 30 – 13 h 45 : La gravimétrie pour les géosciences (Henton)
13 h 45 – 14 h 15 : Pause
Séance en petits groupes
14 h 15 – 15 h 30 : Occasions de contribution au GGOS pour le Canada et l’Amérique du Nord
Groupe I – Référence géométrique (Animateur : Caissy)
Groupe II – Références gravimétrique et altimétrique (Animateur : Duval)
15 h 30 – 16 h : Rapports des séances en groupes limités
16 h – 16 h 30 : Discussion - Comité consultatif de la DLG sur les géosciences (Hains)
16 h30 : Fin de l’atelier
Résumé (par Dr. Thomas James, CGC)
Un atelier consacré au Système global d'observation géodésique (GGOS) s’est tenu à Ottawa le 31 mai 2010. L’événement était organisé par la DLG et présidé par le Dr. Michael Sideris, professeur à l’Université de Calgary et président de l’Association internationale de géodésie (AIG). Une quarantaine de personnes y ont participé, parmi lesquelles se trouvaient des représentants de Ressources Naturelles Canada (RNCan), du milieu universitaire canadien, de l’Agence spatiale canadienne (ASC), du National Aeronautics and Space Administration (NASA) des États-Unis, du National Geodetic Survey (NGS) de la NOAA, ainsi que de l’Institut national de la statistique et de la géographie du Mexique (INEGI).
GGOS est un projet phare de l’AIG. Les deux principaux moteurs scientifiques du GGOS sont les changements climatiques et les géorisques, qui exigent tous les deux d’améliorer la capacité mondiale de mesurer la position et la gravité avec une plus grande précision et une meilleure résolution spatiale et temporelle. La nécessité de mesurer et de prédire plus efficacement les changements qui touchent le niveau de la mer a notamment été mentionnée à plusieurs reprises au cours de l’atelier comme une priorité absolue qui impose de prendre des mesures rigoureuses, sur Terre et dans l’espace. On a rappelé aux participants que, contrairement à d’autres aspects liés aux changements climatiques qui bénéficient à certains mais qui nuisent à d’autres, « personne ne tire profit du changement du niveau de la mer ».
Un élément fondamental des objectifs du GGOS est d’améliorer la réalisation du cadre de référence terrestre, dont on a dit qu’il était « sur le point de s’effondrer ». Par conséquent, un des piliers du GGOS est d’augmenter jusqu’à 40 le nombre de sites « centraux » où toute une variété d’observations géodésiques et gravimétriques feraient l’objet d’un suivi. Ces sites permettant d’obtenir des mesures colocalisées sont essentiels à la réalisation d’un cadre de référence solide et hautement précis, parce que les diverses techniques utilisées contribuent de façons totalement différentes à la réalisation d’un tel cadre. L’atelier a été mis sur pied pour favoriser l’échange d’informations sur le GGOS et pour discuter des possibilités de collaboration et de coopération. La première séance de la journée était axée sur les exigences des utilisateurs et comprenait deux exposés sur les « besoins scientifiques » présentés par des experts en géodésie, lesquels mettaient l’accent sur les dangers (les séismes et l’élévation du niveau de la mer) et sur le soulèvement postglaciaire.
Une discussion d’experts à laquelle participaient Michael Sideris, Denis Hains et John Labrecque a été menée. John Labrecque est le gestionnaire du « Earth Surface and Interior Program », le programme de la NASA dédié à la surface et à l’intérieur de la Terre (un des six programmes de géosciences de la NASA). Les participants ont mis en lumière les avantages d’une collaboration entre plusieurs organismes pour le déploiement optimal de laboratoires géodésiques intégrés à travers l’Amérique du Nord et de sites d’observation GPS en temps réel des zones circumpacifiques (pour les séismes et les tsunamis). Ils ont également convenu du fait qu’un engagement ferme de la part du gouvernement est essentiel au succès des propositions faites par les universités canadiennes aux programmes nationaux qui financent la recherche scientifique et l’innovation.
Les séances qui ont eu lieu en fin d’avant-midi et après le dîner faisaient état des contributions actuelles du Canada aux composantes géométriques, gravimétriques et altimétriques du GGOS. Des séances de groupe divisées en deux catégories, la géométrie (positionnement) et la gravimétrie (gravité absolue; projet GRACE) ont été tenues en fin d’après-midi afin de discuter des besoins présents et futurs de l’infrastructure géodésique. La nécessité d’améliorer le cadre de référence international pour faire face aux problèmes associés aux changements climatiques et aux géorisques a été clairement énoncée au cours de l’atelier. Il reste maintenant à déterminer quelle pourrait être la contribution du Canada à cette amélioration. Il sera donc impératif de poursuivre les discussions sur ce sujet.
Résultats de l’atelier
En tant que chef de file canadien en ce qui a trait à la production de cadres de référence géospatiaux, la Division des levés géodésiques (DLG) dépend de mesures fondamentales provenant d’observatoires géodésiques globaux ainsi que d’améliorations aux modèles représentants différents systèmes terrestres. Pour ces raisons, la DLG soutien les objectifs principaux du projet GGOS (Global Geodetic Observing System) de l’association internationale de géodésie. L’atelier GGOS de 2010, tenu à Ottawa le 31 mai, regroupa des spécialistes en géodésie et géosciences du Canada et des États-Unis afin d’explorer les possibilités de collaboration pouvant mener à une participation plus active et mieux coordonnée à ce projet. Comme résultat de cette rencontre initiale et pour faciliter un échange plus continuel et coordonné, la DLG a l’intention de créer un réseau consultatif national sur l’évolution de l’utilisation des technologies géodésiques dans le domaine des géosciences. Ce réseau impliquera des participants des secteurs publiques et académiques qui se préoccupent de l’évolution des cadres de référence géospatiaux et des applications scientifiques qui en dépendent. La DLG a également l’intention de poursuivre les discussions tenues durant l’atelier afin de collaborer de façon active, avec nos partenaires canadiens en sciences atmosphériques et de l’espace, à des initiatives nord-américaines visant le déploiement d’observatoires géodésiques intégrés.













Participants
Atelier sur le GGOS 31 mai 2010