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Le système canadien de référence spatiale (SCRS)

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Aujourd’hui le rôle principal de la Division des levés géodésiques (DLG) est de maintenir, de continuellement améliorer et de promouvoir un accès efficace à ce que nous appelons le Système canadien de référence spatiale (SCRS).  Le SCRS est un quadrillage tridimensionnel sur lequel les positions (latitude, longitude et élévation) de tout objet ou entité peuvent être établies de façon précise. Les quadrillages sont essentiels à la cartographie, la cartographie marine, la navigation, la délimitation des frontières, l’étude de la déformation de la croûte terrestre et autres applications de géoréférencement.  L’infrastructure qui soutient le quadrillage consiste en un réseau de points dont les coordonnées sont déterminées avec la plus grande précision.

Les réseaux géodésiques traditionnels étaient constitués de points monumentés distribués sur la masse continentale et qui permettaient aux arpenteurs d’accéder au quadrillage géodésique afin de contrôler leurs travaux de levés.  Au début des années 1980, avec l’arrivée du système de positionnement mondial (GPS), un contrôle géodésique de haute précision est devenu accessible de l’espace.  La DLG a mis en place le Système canadien de contrôle actif (SCCA) afin de faire une poursuite continue des satellites GPS et de calculer leurs orbites précises.

Antenne GPS sur pilier de béton à un point de contrôle actif (PCA)

Antenne GPS sur pilier de béton à un point de contrôle actif (PCA)

Équipement typique d'un PCA (récepteur GPS, horloge atomique, ordinateur et équipement de communication).

Équipement typique d'un PCA (récepteur GPS, horloge atomique, ordinateur et équipement de communication).

Le prolongement du cadre de référence géodésique dans l’espace nécessite que l’on fasse le suivi de l’orientation de la Terre dans l’espace à l’aide d’observation de quasars par radiointerférométrie à très longue base (RILB).

Radiotélescope du parc Algonquin

Radiotélescope du parc Algonquin

Ces activités ont marqué l’entrée de la DLG dans l’ère spatiale du positionnement géodésique de précision.

Au milieu des années 1990, un programme d’installation et d’observation de monuments stables,  le Réseau de base canadien (RBC), a été entrepris.  Les stations du RBC, espacées de 200 km dans le sud du Canada et  500 km dans le nord, permettent le positionnement GPS multi-époque de haute précision.

Les observations initiales du RBC ont révélé la présence de distorsions allant jusqu’à 2 mètres dans la version originale de notre quadrillage national, le Système de référence nord-américain de 1983 (NAD83).  Durant la dernière décennie, la ré-observation du RBC a également confirmé qu’un mouvement de la croûte terrestre, de l’ordre de quelques millimètres par année sur le plan horizontal et de quelques centimètres sur le plan vertical, se produit partout au Canada. Le RBC fournit des points d’ancrage pour l’intégration des réseaux de haute précision des provinces plus denses.

Plusieurs réseaux de points de contrôle actifs ont été ajoutés à travers le Canada pour diverses fins de surveillance. Le SCRS est lié au réseau gravimétrique mondial à l’aide d’un point de contrôle actif (PCA) qui se trouve à la Station canadienne de gravimétrie absolue (SCGA).

Points de contrôle actifs gérés par le gouvernement fédéral

Points de contrôle actifs gérés par le gouvernement fédéral

Aujourd’hui, la DLG appuie les utilisateurs des technologies spatiales en fournissant une infrastructure terrestre stable, bien qu’éparse, des produits d’orbites précises, des modèles du géoïde gravimétrique et les outils nécessaires pour faciliter l’accès au Système canadien de référence spatiale.